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10.9.18

Pinocchio veut Manger un Œuf, mais...


[...] Pinocchio ressentit un petit creux à l'estomac et se rappela qu'il n'avait rien mangé. [...]
Mais voilà qu’il lui sembla voir, dans un tas de poussière, quelque chose de rond et blanc, comme un œuf de poule. Il se jeta dessus d’un seul bond. C’était bien un œuf.
La joie de la marionnette fut indescriptible. Croyant rêver, il tournait et retournait cet œuf dans ses mains, le caressait et l’embrassait tout en disant : - Et maintenant, comment vais-je le cuire ?  En omelette ? A la coque ? Sur le plat, ce ne serait pas  plus savoureux ? Oui, et c’est encore le moyen le plus rapide, j’ai trop envie de le manger.            
Sitôt dit, sitôt fait : il mit un poêlon sur un brasero aux cendres chaudes et versa, faute d’huile ou de beurre, un peu d’eau. Quand l’eau commença à bouillir, tac !... elle fit éclater la coquille qui laissa s’échapper ce qu’il y avait à l’intérieur.
Or, au lieu du blanc et du jaune de l’œuf, sortit un petit poussin tout content et très poli qui, après une belle révérence, dit : 
" Merci mille fois, Monsieur Pinocchio, de m’avoir épargné la fatigue de rompre moi-même ma coquille. Portez-vous bien et bonjour chez vous ! "
Puis il étendit ses ailes et, passant par la fenêtre restée ouverte, s’envola dans le ciel et disparut à l’horizon.
La pauvre marionnette en resta paralysée, les yeux fixes, la bouche ouverte, la coquille cassée dans la main. Le choc passé, il se mit à pleurer, à crier, à taper des pieds par terre de désespoir... [...]


[...] Pinocchio, ricordandosi che non aveva mangiato nulla, sentì auggiolina allo stomaco, che somigliava moltissimo all'appetito.
Quand’ecco che gli parve di vedere nel monte della spazzatura qualche cosa di tondo e di bianco, che somiglia va tutto a un uovo di gallina. Spiccare un salto e gettarvisi sopra, fu un punto solo. Era un uovo davvero. [...]
La  gioia del burattino è impossibile descriverla : bisogna sapersela figurare. Credendo quasi che fosse un sogno, si rigirava quest’uovo fra le mani, e lo toccava e lo baciava, e baciandolo diceva :
" E ora come dovrò cuocerlo ? Ne farò una frittata!... No, è meglio cuocerlo nel piatto !... O non sarebbe più saporito se lo friggessi in padella ? O se invece lo cuocessi a uso uovo a bere ? No, la più lesta di tutte è di cuocerlo nel piatto o nel tegamino : ho troppo voglia di mangiarmelo ! "
Detto fatto, pose un tegamino sopra un caldano pieno di brace accesa : messe nel tegamino, invece d’olio o di burro, un po’ d’acquan : e quando l’acqua principiò a fumare, tac !... spezzò il guscio dell’uovo, e fece l’atto di scodellarvelo dentro.
Ma invece della chiara e del torlo scappò fuori un pulcino tutto allegro e complimentoso, il quale facendo una bella riverenza disse:
" Mille grazie, signor Pinocchio, d’avermi risparm iata la fatica di rompere il guscio! Arrivedella, stia bene e tanti saluti a casa ! "
Ciò detto, distese le ali, e, infilata la finestra che era aperta, se ne volò via a perdita d’occhio.
l povero burattino rimase lì, come incantato, cogli occhi fissi, col la bocca aperta e coi gusci dell’uovo in mano. Riavutosi, peraltro, dal primo sbigottimento, cominciò a piangere, a strillare, a battere i piedi in terra per la disperazione... [...]


12.5.16

Peketua's Egg

Peketua's Egg : Te Heki a Peketua
By Ron Bacon, translated by Vapi Kupenga
Illustrated by Manu Smith
Auckland, N.Z. : Waiatarua Pub., 1999.
Waiatarua Myths Set II
10 Title Set of Bilingual (Maori, English) Myths of Aotearoa

A story from North New Zealand's East Coast.
Retelling of a Maori myth where Tane breathes life into the egg that Peketua has fashioned from clay, and from it emerges the first tuatara.

Ngārara traditions
Some tribes have traditions that explain the origins of reptiles. In one tradition, reptiles originated from Peketua (the son of the earth mother, Papatūānuku, and the sky father, Ranginui). He made an egg from clay, and took it to Tāne, god of the forest, who said, "Me whakaira tangata" (give it life). This egg then produced the first tuatara.

Long, long ago peketua found some clay
He shaped it with his hands
and made it until it was smooth and perfect oval.
Peketua shouted "See I Have made an Egg !"
But the People in the village said
"Nothing will come out of that dumb Egg !
It is only an egg shaped from clay."
Tane said "I will breathe on peketua’s egg.
I will make it come to life".
Tane breathed on the egg.
Inside the egg, something began to move.
Tane breathed on the egg again.
All the people watched.
The egg cracked open, something was inside.
The People said "Ai ! Look !"
And out come of the egg came a magnificent tuatara.

Link

22.1.16

Pas de Commerce Tout en Vendant ?

commémorant le Sept centième anniversaire de sa mort.
Inscription : 1996 - UNESCO Nasreddin Hodja 
- année de rire du monde -
1996 : année déclarée « Année de Nasreddin Hodja » par l'Unesco


J’ai décidé de ne pas faire du commerce

Un jour Nasreddin Hodja se mit à vendre pour huit sous des œufs qu’il avait acheté neuf sous la veille.
A ses amis qui s’en étonnaient, il dit :
— Qu’y a-t-il d’étrange à cela ? J’ai  décidé, au contraire de vous tous, de ne pas faire du commerce.


Nasr Eddin le Hodja est le héros d'innombrables contes populaires depuis des siècles, dans tout l'Orient : en  Asie mineure, en Asie centrale (de l'Arménie à la Mongolie), dans le monde arabe, et dans certains pays d'Europe (Ukraine, Balkans, etc.). Personnage imaginaire ou réel, il aurait vécu au XIIIème siècle et serait probablement originaire d'Anatolie.
Nasr Eddin Hodja est un idiot. Mais un idiot accompli, un initié qui a atteint le stade suprême, sublime de l'idiotie. Avons-nous vraiment affaire à un simple d'esprit qui ne voit pas ses propres absurdités, ou à un maître qui cherche à montrer une réalité hors de portée de l'entendement ordinaire ? Autant d'abord en rire, et accepter d'entrer dans une logique délirante dont on ne sait jamais où elle se situe entre le vrai et le faux, l'intelligence et la bêtise. Un mausolée lui est consacré, bâti d'après les plans du Hodja lui-même selon la légende. Il était de coutume d'y aller en pèlerinage et tout Croyant devait éclater de rire à la vue de l'édifice. Source.

Lire une autre pensée de Nasr Eddin Hodja.

22.10.14

The Sun Egg

The Sun Egg
Elsa Beskow, 1932
Ed. Bonnier (L'Œuf du Soleil)

A mysterious orange egg has fallen into the woods. "It's a sun egg!" declares the elf who finds it nestled on the forest floor. Soon she and her friends find out what it really is, but not before the little elf goes off on one of the best adventures she has ever had.

La jolie Sylphide est toujours très occupée : quand elle ne danse pas, elle aide ses amis les oiseaux à récupérer leurs œufs tombés du nid. Un beau jour, c'est un œuf énorme qu'elle découvre sur la mousse. Cette découverte va l'entraîner loin au pays du soleil...


Illustrations


30.7.14

Né d'un Œuf de Pierre


Le Roi des Singes
Patricia Batto, illustr. Vincent Dutrait
Picquier Jeunesse, 2012

Il y a longtemps, en haut de le Montagne aux Mille Fleurs, un rocher magique se fissura en donnant naissance à un œuf de pierre. De cet œuf sortit un singe, lui aussi de pierre, tout de suite habile à grimper et courir : il arriva un beau jour à une grande chute d’eau qu'il fut assez hardi de traverser. Derrière se trouvait une grotte merveilleuse où il s’installa avec les autres singes. Ceux-ci, en guise de reconnaissance, le nommèrent Roi des Singes...
Des combats spectaculaires l'opposent à toutes sortes d’adversaires fantastiques.

Source de nombreuses adaptations (pièces de théâtre, films d'animation, bandes dessinées, opéras, théâtres d'ombres, jeux vidéo, mangas, parmi lesquels Dragon Ball), cette histoire merveilleuse et guerrière est inspirée d'un roman chinois datant du XVIe siècle, La Pérégrination vers l’Ouest ou Le Voyage en Occident, de Wu Cheng’en.

5.3.13

Né d'un Œuf de Pierre


Le Roi des Singes
Patricia Batto, illustr. Vincent Dutrait
Picquier Jeunesse, 2012

Il y a longtemps, en haut de le Montagne aux Mille Fleurs, un rocher magique se fissura en donnant naissance à un œuf de pierre. De cet œuf sortit un singe, lui aussi de pierre, tout de suite habile à grimper et courir : il arriva un beau jour à une grande chute d’eau qu'il fut assez hardi de traverser. Derrière se trouvait une grotte merveilleuse où il s’installa avec les autres singes. Ceux-ci, en guise de reconnaissance, le nommèrent Roi des Singes...
Des combats spectaculaires l'opposent à toutes sortes d’adversaires fantastiques.

Source de nombreuses adaptations (pièces de théâtre, films d'animation, bandes dessinées, opéras, théâtres d'ombres, jeux vidéo, mangas, parmi lesquels Dragon Ball), cette histoire merveilleuse et guerrière est inspirée d'un roman chinois datant du XVIe siècle, La Pérégrination vers l’Ouest ou Le Voyage en Occident, de Wu Cheng’en.

26.2.13

Cacou

Cacou, l’œuf qui n'en fit qu'à sa tête‎
Frédéric‎ Dard, illustr. Saint-Marc
Editions Volumétrix, 1942
Conte pour enfants
Livre très rare

Cocotte la poule blanche a pondu deux jolis œufs, Coco et Cacou. A côté de Coco, l’œuf modèle, Cacou est vraiment insupportable. Gare à la punition de Coqueton, la méchante fée des basses-cours !


Frédéric‎ Dard, illustr. Coralie Gallibour
Albums Nathan, 1996

Frédéric Dard est surtout connu pour les aventures du commissaire San-Antonio, souvent aidé de son adjoint Bérurier.


21.1.12

Contes Givrés

Dessin de Marie Jourdain

Il est encore dans l’œuf, mais la coquille se fendille...
La cage du Croque-Givrés 2011 s'est ouverte le jeudi 15 septembre 2011, à Chevagny-sur-Guye (Sâone-et-Loire, Bourgogne)

Festival Contes Givrés en Bourgogne

12.12.11

L'Œuf et Sindbad le Marin (2)


The Roc's Egg
Robert Swain Gifford, 1874
watercolor on paper
Farnsworth Art Museum, Rockland (source)

The Roc's Egg
Elihu Vedder, ca. 1863
Museum of Fine Arts, Boston (source)

Œuvres inspirées du cinquième voyage de Sindbad le Marin, joint au manuscrit des contes des Milles et Une Nuits.

Voir ce post.

7.11.11

Gold Egg with Rhymes

Traditional Rhymes for Young Folk
Rhymes for Grandchildren


Old Mother Goose,
When she wanted to wander,
Would ride through the air
On a very fine gander.

Mother Goose had a house,
'Twas built in a wood,
Where an owl at the door
For sentinel stood.

She had a son Jack,
A plain-looking lad,
He was not very good,
Nor yet very bad.

She sent him to market,
A live goose he bought ;
See, mother, says he,
I have not been for nought.

Jack's goose and her gander
Grew very fond ;
They'd both eat together,
Or swim in the pond.

 
Jack found one fine morning,
As I have been told,
His goose had laid him
An egg of pure gold.

Jack ran to his mother
The news for to tell,
She called him a good boy,
And said it was well.

Jack sold his gold egg
To a merchant untrue,
Who cheated him out of
A half of his due.

Then Jack went a-courting
    A lady so gay,
As fair as the lily,
    And sweet as the May.

The merchant and squire
Soon came at his back,
And began to belabour
The sides of poor Jack.

Then old Mother Goose
That instant came in,
And turned her son Jack
Into famed Harlequin.

 She then with her wand
Touched the lady so fine,
And turned her at once
Into sweet Columbine.


The gold egg in the sea
Was thrown away then,
When an odd fish brought her
The egg back again.

Source with complete illustration

3.10.11

The Woman and the Golden Egg


From "Wonder-World : A Collection Of Fairy Tales"
Translated from the French, German and Danish
L. Richter, Oscar Pletsch & al.
Pub. George Bell & Sons, 1875
General Books, 2009

The Goose that laid the Golden Egg
A poor woman was gathering fuel-fallen branches ; she bore them upon her back, and carried her little child at her breast, and was now on her way home. She saw the golden swan, the Swan of Good Fortune, spring up from the rushy banks. 
What was that gleaming there ? A golden egg - it was still warm. She laid it in her bosom, and the warmth remained ; there was certainly life in the egg. Yes, there was a pecking inside the shell ; she heard it ; and thought it was her own heart that was beating.
Source

This fable is quite different from the Aesop's Fable.

14.7.11

Un Œuf très Précieux

C'est pour avoir rempli les deux zirs de sa famille,
ces grandes amphores où l'on conserve l'eau,
qu'un enfant reçoit un œuf merveilleux.


Un jour qu'elle balayait sa maison, une paysanne trouva, dissimulé dans un coin sombre à l'abri des regards, un œuf. Elle le ramassa et le fit rouler délicatement entre ses doigts. C'était un œuf de poule, tout lisse et tout blanc.
Étrange ! La plupart des femmes du pays gardent des chèvres, comme elle.
Elle en a cinq dans la cour de la maison. Chaque jour, elle les emmène au bord du fleuve, où elles broutent paisiblement. Les chèvres, ça broute n'importe quoi ; elles trouveront à manger là où vous ne verrez que du sable et des cailloux. Tandis que les poules... Les poules, il faut leur donner du grain, donc il faut acheter du grain. C'est une autre histoire. Que faisait cet œuf de poule ici ? Enfin, qu'est ce que ça changerait de le savoir ? La paysanne est bien trop heureuse de l'avoir trouvé pour se préoccuper du reste. Au moment où elle s'apprête à le cacher habilement, son petit garçon passe et le voit . Il voit l'œuf tout lisse et tout blanc entre les doigts de sa mère et se met à le réclamer avec insistance.

- Oh, maman ! je t'en prie, donne-le-moi. Je ferai tout ce que tu veux. Donne-le-moi. J'irai faire brouter les chèvres à ta place, j'irai vendre leur lait au marché et je n'achèterai pas du bois de réglisse avec les sous. Donne-le-moi, donne-le-moi !

Rien à faire. La paysanne ne veut pas se séparer de l'œuf. Alors, le petit garçon a une idée pour faire plaisir à sa mère et lui adoucir le cœur. Il prend le bidon en fer-blanc, court jusqu'au fleuve le remplir d'eau fraîche, et revient courbé en deux avec son précieux chargement pour le verser dans les deux zirs en terre qui se trouvent dans la cour de la maison. Ensuite, il retourne au fleuve, remplit le bidon et revient verser l'eau dans les zirs. Vingt fois, il refait le chemin de la maison au fleuve et du fleuve à la maison. Les deux zirs, presque aussi hauts que lui, sont pleins à ras bord, et ruissellent d'eau bien froide. Et en effet, sa mère est si contente qu'elle consent à lui donner l'œuf.

Fier comme un nouveau fiancé, le petit garçon sort cette fois de sa maison, en sautillant de bonheur, avec son œuf dans la main. Il ne veut pas le manger tout de suite, mais le garder dans ses mains le plus longtemps possible. C'est alors qu'il croise sur son chemin un ferronnier, en train de fabriquer une de ces énormes aiguilles de fer avec un manche de bois, celles dont on se sert pour tresser l'osier des paniers. Le ferronnier aperçoit l'œuf dans la main de l'enfant :
- Donne-moi ton œuf, petit.

Te donner mon œuf ?
Jamais tu n'auras mon œuf,
Mon œuf tout lisse et tout blanc.
Pour l'avoir j'ai tant peiné,
Tant d'eau, tant d'eau, j'ai transporté.
Si ma mère me l'a donné
Je l'avais bien mérité.
Ma mère le voulait pour elle.
Que je sois maudit si je mens
Je ne dis que la vérité.

Impressionné par la réponse du petit garçon, le ferronnier applaudit. Il décide de lui donner l'aiguille qu'il venait de terminer contre son œuf. L'enfant accepte, prend donc la grande aiguille à manche de bois sous son bras et continue son chemin.
Un peu plus loin, il rencontre des vanniers assis par terre au bord de la route, à côté de grands tas de bois, de tiges et de feuilles de palmiers dattiers. Ils en font des cageots et des paniers de toutes les formes et de toutes les tailles. Le petit garçon reconnaît le grand plateau tressé dont on se sert pour étaler les pains chauds sortant du four, afin qu'ils refroidissent en restant bien gonflés. "Donne-nous ton aiguille", lui crient les vanniers en apercevant l'instrument dans ses petites mains.

Vous donner mon aiguille ?
Jamais vous n'aurez mon aiguille,
Mon aiguille à manche de bois.
Pour l'avoir j'ai donné mon œuf
Au ferronnier qui l'avait façonnée ;
Mon bel œuf, tout lisse et tout blanc,
Pour l'avoir j'ai tant peiné
Tant d'eau, tant d'eau, j'ai transporté.
Si ma mère me l'a donné
Je l'avais bien mérité.
Ma mère le voulait pour elle.
Que je sois maudit si je mens
Je ne dis que la vérité.

Les vanniers approuvent le petit garçon, et lui offrent le grand plateau à pain en échange de son aiguille. Le voilà donc qui reprend la route en sifflotant, avec l'énorme plateau rond en équilibre sur la tête. Il n'a pas fait cent pas, qu'il rencontre des moissonneurs qui lui réclament son plateau.

Vous donner mon plateau tressé ?
Jamais vous n'aurez mon plateau tressé !
Fait de tiges de palmier.
Pour l'avoir j'ai donné l'aiguille
L'aiguille à manche de bois
Aux vanniers qui font des paniers
Pour avoir l'aiguille j'ai donné l'œuf
Au ferronnier qui l'avait façonnée ;
Mon bel œuf, tout lisse et tout blanc,
Pour l'avoir j'ai tant peiné
Tant d'eau, tant d'eau, j'ai transporté.
Si ma mère me l'a donné
Je l'avais bien mérité.
Ma mère le voulait pour elle.
Que je sois maudit si je mens
Je ne dis que la vérité.

Les moissonneurs comprennent les raisons du garçon, et lui donnent un énorme ballot de blé en échange de son plateau. L'enfant repart heureux, sous le poids écrasant de son nouveau chargement. Alors qu'il rêve déjà à ce que dira sa mère en voyant le blé qu'il lui rapporte, il croise sur sa route des bergers. "Donne-nous ce blé", lui disent-ils, "nous en avons besoin."

Vous donner mon blé ?
Mon beau blé couleur de soleil ?
Pour l'avoir j'ai donné mon plateau tressé
Fait de tiges de palmier
Aux paysans qui l'avaient moissonné.
Pour avoir le plateau tressé, j'ai donné l'aiguille,
L'aiguille à manche de bois,
Aux vanniers qui font des paniers.
Pour avoir l'aiguille j'ai donné l'œuf
Au ferronnier qui l'avait façonnée ;
Mon bel œuf, tout lisse et tout blanc,
Pour l'avoir j'ai tant peiné
Tant d'eau, tant d'eau, j'ai transporté.
Si ma mère me l'a donné
Je l'avais bien mérité.
Ma mère le voulait pour elle.
Que je sois maudit si je mens
Je ne dis que la vérité.

Alors, pour avoir le blé, les bergers lui donnent beaucoup de lait qu'il emporte sur son dos dans une immense outre en peau de mouton. Le pauvre garçon réjoui mais épuisé, souffle et peste sous son outre lorsqu'il rencontre un groupe de chameliers conduisant leurs chameaux. "Nous n'avons pas réussi à traire assez de lait aujourd'hui. "Donne-nous celui que tu portes sur ton dos".

Le garçon pose son outre à côté de lui et se met à répondre, encore plus en colère que les autres fois car il est très essoufflé :

Vous donner mon lait ?
Jamais vous n'aurez mon lait !
Bon lait crémeux et savoureux,
Pour l'avoir j'ai donné mon blé,
Mon beau blé couleur de soleil,
Aux bergers qui m'ont supplié.
Pour avoir le blé j'ai donné mon plateau tressé
Fait de tiges de palmier
Aux paysans qui l'avaient moissonné
Pour avoir le plateau tressé j'ai donné l'aiguille
L'aiguille à manche de bois
Aux vanniers qui font des paniers
Pour avoir l'aiguille j'ai donné l'œuf
Au ferronnier qui l'avait façonnée ;
Mon bel œuf, tout lisse et tout blanc,
Pour l'avoir j'ai tant peiné
Tant d'eau, tant d'eau, j'ai transporté.
Si ma mère me l'a donné
Je l'avais bien mérité.
Ma mère le voulait pour elle.
Que je sois maudit si je mens
Je ne dis que la vérité.

Les chameliers, comprenant la valeur de l'outre que le garçon serre fièrement contre lui, proposent en échange un chameau.

Et voilà comment un petit garçon quitta sa maison avec un œuf tout lisse et tout blanc et retourna chez lui sur le dos d'un chameau.

Lu ici
Contes de la Nubie. Fana la discrète, 2001
9 à 12 ans
Textes recueillis et traduits par Ayyam Sureau, racontés par Ibrahim Sha'arawy.
Illustrations de : Jiang Hong Chen
Ed. Neuf de l'Ecole des Loisirs

10.7.11

L'Œuf et Sindbad le Marin

" Les marchands cassèrent l'œuf " (page 147, col. 1)
Sinbad le marin, fable d'origine perse
Illustration de Gustave Doré

Episode du cinquième voyage de Sinbad le marin
Après un moment de repos et de plaisirs et en regardant ses avoirs, Sinbad oublie tous les périls et la souffrance qu'il a vécue et ressent encore le besoin de prendre le large.
En passant près d'une île déserte, l'équipage remarque un gigantesque œuf que Sinbad reconnaît comme étant celui d'un rokh. Curieux, l'équipage débarque, brise l'œuf et finit par faire cuire l'oisillon pour souper. Sinbad reconnaît l'imprudence de leur geste et rappelle son équipage à bord.
Toutefois, les parents de l'œuf rokh rattrapent le navire et le détruisent en lançant de gros rochers qu'ils transportent dans leurs griffes. [...]
Résumé wiki

L'oiseau-éléphant (Aepyornis) de Madagascar a peut-être inspiré le rokh des conteurs perses.

8.7.11

O Ovo Emprestado - Conto tradicional hebraico


Num dia em que os pajens do rei David tomavam refeição juntos, foram-lhes servidos ovos cozidos. Um dos pajens estava mais faminto do que os outros, e consumiu antes a sua parte. Quando os demais começaram a comer, ele ficou com vergonha de estar com o prato vazio, e abordou o colega mais próximo:
— Empreste-me um dos seus ovos.
— Com prazer. Mas desde que me prometa devolvê-lo, quando eu o solicitar, com todos os rendimentos que ele me teria proporcionado.
O pajem não viu inconveniente em assumir esse compromisso, e aceitou. Pôde então adornar com um ovo a desolada solidão do seu prato.
Muito tempo depois, o que havia feito o empréstimo veio cobrá-lo.
— Muito bem — concordou o pajem. — Então eu vou dar-lhe um ovo, pois foi este o empréstimo que me fez.
— Nada disso! Terá de acrescentar os rendimentos que o meu ovo me daria durante todo esse tempo.
Discutiram, mas não havia meio de chegar a um acordo, pois os cálculos de rendimentos geraram números estratosféricos. Decidiram, então, apelar ao julgamento do rei David.
Quando entravam no palácio, encontraram Salomão, filho do rei, que tinha por costume perguntar sempre o objetivo das visitas. Fez a pergunta habitual aos dois jovens, que lhe deram todas as explicações. Salomão disse-lhes:
— Submetam então a vossa querela a meu pai, e depois digam-me qual terá sido a sentença.
Os jovens apresentaram-se a David expuseram o compromisso que havia entre os dois. O compromisso havia sido assumido diante de testemunhas, e foi fácil comprová-lo. Então David sentenciou:
— Assim sendo, a sua obrigação é pagar.
— Nunca me neguei a pagar. O que não concordo é com o volume da dívida que ele me está a cobrar.
Dirigindo-se ao credor, David perguntou:
— Quais são as contas que está a fazer?
— Senhor, no prazo de um ano um ovo produz uma galinha. Essa galinha põe no mínimo vinte ovos, que no fim de um ano se transformam em vinte galinhas. Cada uma delas, por sua vez, põe vinte ovos que geram vinte galinhas, perfazendo quatrocentas. O cálculo se estende a cinco anos, que é o tempo decorrido desde o empréstimo.
— Acho o cálculo bem feito. Neste caso, é isso o que tem a pagar — disse o rei, dirigindo-se ao devedor.
Saiu dali o pajem decepcionado, vendo que de acordo com esses cálculos os rendimentos se transformaram numa dívida absurda. Na saída, Salomão perguntou-lhe:
— Qual foi a sentença do rei?
— Ele disse que tenho de pagar tudo o que o meu companheiro sustenta que lhe devo. Mas nem vejo como o conseguirei, pois a quantia é altíssima.
— Não se desespere por isso. Vou dar-lhe um bom conselho, que resolverá o problema.
— Deus o recompense por isso!
— Faça então o seguinte — e deu-lhe então Salomão as orientações sobre como deveria proceder.
No dia seguinte o pajem sentou-se na berma de uma estrada muito movimentada, com um prato de favas cozidas na mão. Quando se aproximava um grupo de soldados ou pessoas de importância, ele punha-se a escavar a terra, como se estivesse a plantar alguma coisa. Estranhando essa atitude, muitos perguntavam:
— O que está a fazer aí?
— Quero ver se estas favas cozidas conseguem germinar.
— Você deve estar louco! Onde já se viu favas cozidas germinarem!?
— Nada mais natural. Seria mais assombroso alguém conseguir obter uma galinha de um ovo cozido.
O pajem passou todo o dia dando a mesma resposta a todos que o abordavam. Como era de esperar, logo o facto chegou ao conhecimento do rei David, que entendeu a mensagem e ordenou o comparecimento do pajem à sua presença.
— Quem te sugeriu que semeasses favas cozidas?
— Por Deus, senhor! Foi o vosso filho Salomão.
David mandou chamar o príncipe, e perguntou-lhe:
— Como te ocorreu dar ao pajem esse conselho, que resolve tão bem o problema?
— Como poderia o jovem responder por coisas que se baseiam apenas num disparatado pressuposto? Depois que um ovo é colocado em água a ferver, já não pode ser considerado uma galinha em potencial. Um ovo cozido é tão apto para germinar como uma fava cozida. Então, David não podendo negar a evidência, chamou à sua presença os dois contendores, e ordenou ao devedor:
— Devolva ao credor somente um ovo, e tua dívida estará saldada.
Por isso deve-se sempre seguir o provérbio: “Deixa a sentença nas mãos do rei, e a justiça nas mãos do filho”.
Foto: Ovo com o primeiro capítulo do Gênesis escrito em hebraico na casca.
Exposto no Museu de Israel

29.4.11

Le Dernier Œuf...


Le Dernier œuf de la dame dodo et autres petits contes
Auteur: Paul Driessen
Traduction: Marie Lauzon
Edition Les 400 Coups, Montréal, 2005, 157 p.

Les cinq merveilleux contes de Paul Driessen convaincront tous les adultes de l'urgence de les raconter à leurs petits... pour mieux en profiter eux-mêmes. En effet, leur finesse est telle qu'on les relira plusieurs fois sans en épuiser le message. 
Certes, elle est candide la maman dodo qui ne parvient à rescaper qu'un seul œuf et qui semble incapable d'identifier ses prédateurs, mais peut-être la leçon de camouflage sera-t-elle utile au survivant. Quant à ce conte qui débute au moment où il y a deux trous dans le sable et qui se termine alors qu'il n'en reste qu'un, de quelle leçon est-il porteur ? Et de quel œil faut-il regarder le "trou survivant" ? 
Petits récits aux illustrations stylisées. Contes qui se referment sans que les questions soient résolues et que l'imagination soit mise au repos. Pour quel public ? Tous.  

8.6.10

L'Œuf d'Amerzone

Œuf d'oiseau blanc (Avis alba)

1er juin 1933
"Le matin, j'ai assisté à une étrange cérémonie
qui m'a conforté dans l'idée que les
légendaires oiseaux blancs existent bel et bien.

L'œuf, ramené de la montagne par un jeune indien
et sur lequel le sorcier a opéré une étrange manipulation,
est gigantesque et, à ma connaissance,
il n'appartient à aucune espèce animale connue...
"

Sur cette page, Valembois (le héros) parle de la découverte de l’œuf de l’oiseau blanc. Cet œuf, rapporté de la montagne par un jeune indien, a fait l’objet d’une manipulation par un sorcier, afin de le guérir d’une altération physiologique due aux vapeurs des volcans... Plus loin, Valembois explique qu’un rituel incontournable est lié à l’oiseau blanc : pour accéder au monde des adultes, chaque enfant doit recueillir un tel œuf près des volcans, puis le ramener en son lieu d’origine une fois la cérémonie effectuée.

Vu dans la solution complète du jeu
L'Amerzone - Le Testament de l'Explorateur de Benoît Sokal, 1999
Microids - Casterman

4.5.10

Le Zébu Né d'un Œuf

Un conte de Madagascar
Le zébu né d'un œuf d'oiseau de paradis
Muriel Bloch, 2006
Editions Gallimard Jeunesse

CD avec musique traditionnelle
Public concerné : à partir de 5 ans

C'est l'histoire d'une petite fille, Faravavy qui trouve dans la forêt un œuf extraordinaire : un œuf d'oiseau de paradis. Chaque jour , en cachette, elle le regarde grossir. Un jour l'œuf éclot. Quelle surprise quand elle voit en sortir un drôle d'animal, gros, très gros même... et sans aucune plume !

5.4.10

L'Œuf du Baobab


Baobab
Théatre La Rubrique, Jonquière, Quebec
Public : 4 à 8 ans

Une production du Théâtre Motus (Longueuil) en coproduction avec la troupe Sô (Mali)


Texte et mise en scène
d’Hélène Ducharme
Avec Nathalie Cora, Aboulaye Koné,
Widemir Normil et Philippe Racine


Dans cette région d’Afrique, où une sécheresse sévit depuis très longtemps, se dresse un baobab millénaire. Voilà qu’un jour, de ce baobab naît un œuf et, de cet œuf, un petit garçon. Les villageois découvrent qu’il est le seul capable de libérer la source d’eau. Débute alors une grande quête où seul le courage d’un enfant peut changer le monde.

16.2.10

Un Œuf Problématique





C'est une histoire de Nasrudin, extraite du livre "La sagesse des contes" de Alejandro Jodorowsky (Editions Albin Michel, 2007).









"Mulla Nasrudin se promène avec son fils. Ils aperçoivent un œuf sur le sol. L'enfant se demande alors:
- papa, comment les oiseaux rentrent-ils dans l'œuf ?
Le Mulla suffoqué répond:
- je me suis demandé, toute ma vie, comment les oiseaux sortaient de l'œuf et, maintenant, me voici avec un problème supplémentaire !"

Extrait du commentaire de A. Jodorowsky sur cette histoire:
En général, on se demande "comment vais-je sortir de mes problèmes, de mes limites, de mes angoisses?" Peut-être que la solution consisterait à se demander comment on y est entré.
Le maitre dit : Dis moi d'où tu viens, je te dirai où tu vas !

"La sagesse des contes" et "La sagesse des blagues" sont deux ouvrages où A. Jodorowsky utilise les blagues et les contes pour nous faire voir les choses autrement et avec beaucoup d'humour. On en sort libérés de tout un tas de mécanismes de pensées empoisonnants.
Une vraie cure de jouvence pour l'esprit
(blog le gong)


15.2.10

L’Œuf Noir

L’Œuf noir et autres contes fantaisistes
Luigi Capuana (1839 - 1915)
Ed. Finitude, 2006 ; contes traduits de l’italien

Italo Calvino remet au goût du jour Luigi Capuana en qualifiant ce recueil de "réussite poétique exceptionnelle". Ce recueil paraît pour la première fois en 1882 sous le titre original C’era una volta... Fiabe. Luigi Capuana se situe entre Lewis Carroll, Italo Calvino et Jules Verne.

C’est lors de ses voyages en Sicile qu’il trouve l’inspiration pour écrire ce recueil de contes merveilleux. D’autres recueils viendront quelques années plus tard.

Ce recueil s’adresse aux adultes qui souhaitent raconter des histoires aux enfants et aux adultes. Les contes sont assez longs, il faut du souffle pour les lire, même si le texte est facile d’accès.

Béatrice Ray - BM d'Aulnay-sous-Bois