Showing posts with label Books. Show all posts
Showing posts with label Books. Show all posts

12.2.19

Le Dérèglement du Monde



En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement.
Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficiles toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat.
Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est lui-même le symptôme d'une perturbation de notre système de valeurs.
Dérèglement climatique, qui résulte d'une longue pratique de l'irresponsabilité...
L'humanité aurait-elle atteint son "seuil d'incompétence morale" ?
Dans cet essai ample, l'auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé là et comment on pourrait s'en sortir. Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une "guerre des civilisations" qu'à l'épuisement simultané de toutes nos civilisations, et notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l'Occident et le Monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une impasse historique.
Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d'espoir : la période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune.
Source


3.12.18

L’Enfant de l’Œuf

L’Enfant de l’Œuf
Amin Zaoui
Le serpent à plumes, 2017

Le chien philosophe Harys aime son maître Moul aux chaussettes puantes qui aime Lara, une chrétienne réfugiée de Damas. Dans son neuvième roman, conte de liberté et d’ivresse, démasquant les vanités qui font le présent, l’écrivain Amin Zaoui met en scène le journal de ce trio improbable pour dire l’Algérie gangrenée par l’islamisme des Tartuffes. S’y déploient ses obsessions – la religion, les femmes, la culture, l’identité – qui innervent son œuvre et construisent un manifeste contre toutes les intolérances. A rebours de toute prison mentale.


10.9.18

Pinocchio veut Manger un Œuf, mais...


[...] Pinocchio ressentit un petit creux à l'estomac et se rappela qu'il n'avait rien mangé. [...]
Mais voilà qu’il lui sembla voir, dans un tas de poussière, quelque chose de rond et blanc, comme un œuf de poule. Il se jeta dessus d’un seul bond. C’était bien un œuf.
La joie de la marionnette fut indescriptible. Croyant rêver, il tournait et retournait cet œuf dans ses mains, le caressait et l’embrassait tout en disant : - Et maintenant, comment vais-je le cuire ?  En omelette ? A la coque ? Sur le plat, ce ne serait pas  plus savoureux ? Oui, et c’est encore le moyen le plus rapide, j’ai trop envie de le manger.            
Sitôt dit, sitôt fait : il mit un poêlon sur un brasero aux cendres chaudes et versa, faute d’huile ou de beurre, un peu d’eau. Quand l’eau commença à bouillir, tac !... elle fit éclater la coquille qui laissa s’échapper ce qu’il y avait à l’intérieur.
Or, au lieu du blanc et du jaune de l’œuf, sortit un petit poussin tout content et très poli qui, après une belle révérence, dit : 
" Merci mille fois, Monsieur Pinocchio, de m’avoir épargné la fatigue de rompre moi-même ma coquille. Portez-vous bien et bonjour chez vous ! "
Puis il étendit ses ailes et, passant par la fenêtre restée ouverte, s’envola dans le ciel et disparut à l’horizon.
La pauvre marionnette en resta paralysée, les yeux fixes, la bouche ouverte, la coquille cassée dans la main. Le choc passé, il se mit à pleurer, à crier, à taper des pieds par terre de désespoir... [...]


[...] Pinocchio, ricordandosi che non aveva mangiato nulla, sentì auggiolina allo stomaco, che somigliava moltissimo all'appetito.
Quand’ecco che gli parve di vedere nel monte della spazzatura qualche cosa di tondo e di bianco, che somiglia va tutto a un uovo di gallina. Spiccare un salto e gettarvisi sopra, fu un punto solo. Era un uovo davvero. [...]
La  gioia del burattino è impossibile descriverla : bisogna sapersela figurare. Credendo quasi che fosse un sogno, si rigirava quest’uovo fra le mani, e lo toccava e lo baciava, e baciandolo diceva :
" E ora come dovrò cuocerlo ? Ne farò una frittata!... No, è meglio cuocerlo nel piatto !... O non sarebbe più saporito se lo friggessi in padella ? O se invece lo cuocessi a uso uovo a bere ? No, la più lesta di tutte è di cuocerlo nel piatto o nel tegamino : ho troppo voglia di mangiarmelo ! "
Detto fatto, pose un tegamino sopra un caldano pieno di brace accesa : messe nel tegamino, invece d’olio o di burro, un po’ d’acquan : e quando l’acqua principiò a fumare, tac !... spezzò il guscio dell’uovo, e fece l’atto di scodellarvelo dentro.
Ma invece della chiara e del torlo scappò fuori un pulcino tutto allegro e complimentoso, il quale facendo una bella riverenza disse:
" Mille grazie, signor Pinocchio, d’avermi risparm iata la fatica di rompere il guscio! Arrivedella, stia bene e tanti saluti a casa ! "
Ciò detto, distese le ali, e, infilata la finestra che era aperta, se ne volò via a perdita d’occhio.
l povero burattino rimase lì, come incantato, cogli occhi fissi, col la bocca aperta e coi gusci dell’uovo in mano. Riavutosi, peraltro, dal primo sbigottimento, cominciò a piangere, a strillare, a battere i piedi in terra per la disperazione... [...]


7.9.18

King's Dance

The King's Egg Dance
Larry Wilkes
Hodder and Stoughton, 1987
Carolrhoda Books, 1990
Ages 4-8

A shy king, wishing to be included in the Egg Dance celebrated by his subjects, concocts a desperate scheme involving the disappearance of their chickens.


6.8.18

99

Tout l'Œuf
Guy Savoy
Télémaque, 2015



31.7.18

L'Origine de l'Œuf Contée

Qui de l'Œuf ou de la Poule ?
Conte illustré
Orel, Maëva Tur
Collectif des Métiers De l'Edition, 2012

Un œuf philosophe, une pie conteuse et un serpent gourmand, engagent une drôle de conversation sur l’origine des œufs.









12.5.16

Peketua's Egg

Peketua's Egg : Te Heki a Peketua
By Ron Bacon, translated by Vapi Kupenga
Illustrated by Manu Smith
Auckland, N.Z. : Waiatarua Pub., 1999.
Waiatarua Myths Set II
10 Title Set of Bilingual (Maori, English) Myths of Aotearoa

A story from North New Zealand's East Coast.
Retelling of a Maori myth where Tane breathes life into the egg that Peketua has fashioned from clay, and from it emerges the first tuatara.

Ngārara traditions
Some tribes have traditions that explain the origins of reptiles. In one tradition, reptiles originated from Peketua (the son of the earth mother, Papatūānuku, and the sky father, Ranginui). He made an egg from clay, and took it to Tāne, god of the forest, who said, "Me whakaira tangata" (give it life). This egg then produced the first tuatara.

Long, long ago peketua found some clay
He shaped it with his hands
and made it until it was smooth and perfect oval.
Peketua shouted "See I Have made an Egg !"
But the People in the village said
"Nothing will come out of that dumb Egg !
It is only an egg shaped from clay."
Tane said "I will breathe on peketua’s egg.
I will make it come to life".
Tane breathed on the egg.
Inside the egg, something began to move.
Tane breathed on the egg again.
All the people watched.
The egg cracked open, something was inside.
The People said "Ai ! Look !"
And out come of the egg came a magnificent tuatara.

Link

16.2.16

Le Petit Bonhomme Pané

Le petit bonhomme pané
Olivier Douzou
Éditions du Rouergue, 2011

Un petit bonhomme sans âge rêve d'anniversaire. C'est un petit bonhomme à peine visible. Normal : il n'est pas né. Mais il est là, dans un poulailler entre un vieux croûton immobile et un œuf qui finit par se casser. Voici notre petit bonhomme pas né pané qui va pour se dépanner demander sur son chemin un éclairage sur son âge: il croise ainsi l'arbre ayeux, une vieille noix, le nuage à âge et même des fleurs nées de la dernière pluie. Le petit bonhomme pané voyage par monts et par vaux jusqu'à un grand château où mille bougies lui souffleront une date d anniversaire et une partie de sa chapelure.


26.8.15

What's Hiding under the Egg ?

Under the Egg
Laura Marx Fitzgerald
Ed. Dial/Penguin, 2014

     Under the Egg starts out with a horrific bang: 13-year-old Theodora Tenpenny sees that her beloved grandfather Jack has just been struck by a cab. She’s just in time to hear his dying words, “Look under the egg,” with instructions to also look for a letter and a treasure.
     A treasure is urgently needed, because Theo lives in a 200-year-old Manhattan townhouse with her unstable (but pleasant) mother, who spends her hours sipping expensive tea and working on a math dissertation that’s been unfinished for years. The family funds in Jack’s money jar are rapidly dwindling, with only $384 left, leaving Theo to subsist on their chickens’ eggs and beets from the garden.
     One day, as Theo mulls her fate in her grandfather’s art studio, a mouse runs up her leg, causing her to spill a bottle of rubbing alcohol on one of Jack’s paintings. It turns out that another painting lies underneath, which upon further inspection might be a Raphael. Theo is bewildered and a bit alarmed, because Jack was a security guard at the Metropolitan Museum of Art. Could this treasure be stolen ?
Source

21.8.15

Les Œufs de Barjavel :
Une Rose au Paradis

Une rose au paradis
René Barjavel
Ed Pocket, 1982
(Ed. Presses de la Cité, 1981)

Le monde se dégrade. Au milieu de l'anarchie et de la jeunesse révoltée, chacun peut maintenant fabriquer des bombes nucléaires grâce à un procédé révolutionnaire. Pour "sauver" le monde d'une fin certaine M. Gé construit un abri ,une "arche", où il s'enferme avec un couple et ses deux enfants. Puis il déclenche l'apocalypse... Quelques années plus tard un problème se pose mettant en péril la sauvegarde de l'abri et de l'espèce. (Quatrième de couverture)
C'est l'histoire de ce couple amoureux, avant, pendant, et après le cataclysme qu'il nous raconte avec un humour constant, et avec toute la tendresse qu'il éprouve pour l'être humain, l'animal le plus vulnérable, le plus naïf et le plus maladroit de la Création. (source)


[...] Les mamelles des vaches étaient sucées en permanence par la trayeuse-transformeuse, qui livrait à la sortie le beurre enveloppé et les millions de pots de yaourts.
Le petit-lait coulait vers le malaxeur de la porcherie, dans lequel arrivait d’autre part le flot continu des  poules hors-ponte. Parvenues à leur dernier œuf, vidées de toutes leurs réserves, il ne leur restait plus que les os, un peu de peau écorchée, un bec usé, et deux ou trois plumes. Le malaxeur les brassait dans le petit-lait, et le broyeur faisait du mélange une bouillie dont les porcs se régalaient.
Tout finirait en saucisses. [...]

[...] Elle appuya. Elle sentit un petit frémissement sous son doigt, puis le tableau monta sans bruit vers le plafond. Dans le mur dégagé une porte s’ouvrit, une lumière douce et blanche s’alluma, éclairant une piscine en forme d’œuf coupé dans le sens de la longueur. Elle était assez longue et large pour qu’on y pût nager un peu, mais assez petite pour rester intime. Le mur en voûte au-dessus d’elle formait l’autre moitié de l’œuf. Il était de mosaïque blanche et crème, avec des taches d’or.
La piscine était pleine de lait. [...]

[...] — Viens ! Il y a du poulet !…
Il y avait du poulet, mais c’était du poulet froid. Pour la première fois depuis qu’il distribuait, le Distributeur l’avait livré ainsi.
Jif l’avait goûté avec méfiance, mâchouillé un peu.
— C’est drôle…
À la deuxième bouchée elle avait souri.
— C’est pas mauvais…
— Ce serait meilleur avec une mayonnaise, avait dit M. Jonas, un brouillard de nostalgie au fond de la voix.
Une mayonnaise… Pour faire une mayonnaise il faut un œuf. Sainte-Anna (le synthétiseur-analyseur) n’en fabrique pas. Il faut qu’il soit pondu. Par une poule. Il y a des poules dans le zoo. Elles dorment.
Quand on les réveillera elles pondront. Dans quatre ans.
Une mayonnaise dans quatre ans…
Attention… Il faut aussi de l’huile. Olives. Il y a des plants d’oliviers dans les réserves. « À cent ans, un olivier est un enfant », disait le grand-père paysan. Plutôt l’arachide, c’est annuel. Mais il faudrait l’Afrique. Le colza, le tournesol ?… Il y a des semences dans les réserves. On sèmera, on récoltera…
Une mayonnaise dans cinq ans.
Mais pour obtenir l’huile il faut un moulin. On construira un moulin.
Un tout petit moulin.
Pas de bois, puisqu’il n’y a plus d’arbres. Un petit moulin tout en pierres et en métal. Pour tailler les pierres il faut des outils. Pour forger le métal, fabriquer les outils, il faut trouver du minerai et du charbon, faire du feu…
Une mayonnaise quand ?
M. Jonas se rendit compte qu’il ne mangerait sans doute plus de mayonnaise de sa vie. La mayonnaise était le fruit de toute une civilisation. [...]

[...] — Vous allez manger, petite fille, dit-il. Sainte-Anna est parvenue au commencement du cycle et vous offre son chef-d’œuvre… Voulez-vous le top ?
— Non ! dit Mme Jonas.
Jean Rostand s’éteignit. Et la musiquette du Distributeur retentit. « J’ai du bon tabac. » Elle avait retrouvé ses notes. Ce fut pour tous une musique céleste. Ils se tournèrent vers le mur, anxieux, le cœur battant. Et le mur s’ouvrit. Sur le plateau d’argent était étalée une couche de paille, et sur la paille dorée éclatait la blancheur d’une chose aux formes courbes, exquises, parfaites.
— Un œuf ! dit Mme Jonas, stupéfaite.
— Ça se mange ? demanda Jif.
— Bien sûr, ça se mange, mon trésor ! Il y a même de quoi manger pour tous !
Un gros œuf… Aussi gros qu’un melon d’Espagne. Mme Jonas le prit avec délicatesse, à deux mains, les yeux brillants, le soupesa.
— Je vais le faire cuire à l’eau bouillante… Dans le creuset… Le roi des œufs durs ! Il pèse au moins deux kilos !… [...]

Extraits

Lire aussi  sur Les Œufs de Barjavel :  
Ravage, Le Voyageur Imprudent, Colomb de la Lune, La Nuit des Temps, La Tempête 


14.8.15

Les Œufs de Barjavel :
La Tempête










René Barjavel
Ed. Gallimard Folio
(Ed. Denoël, 1982)











Une jeune Américaine, Judith, va devenir l'héroïne la plus extraordinaire de l'histoire de l'humanité. Mais avant il y aura eu une guerre gigantesque, puis la paix, une prospérité fantastique, mais dangereuse. Un péril monstrueux menace alors l'humanité d'une destruction totale. Et c'est Judith qui est choisie par le destin pour tenter de la sauver, en se trouvant confrontée à un homme qu'elle avait connu le jour de ses quinze ans, et qu'elle avait voulu oublier. Une histoire d'amour exceptionnelle.


[...] Filly lâcha la main de sa mère et s’arrêta pile, en montrant le ciel, ce qu’elle croyait être le ciel : le plafond du Nuage, imprécis et fondu dans la neige fondante qui tombait de lui. Judith leva la tête et s’arrêta à son tour : ce n’était pas l’appareil de Rory qui sortait du Nuage, le petit hélico électrique avec ses quatre pales rouges et sa cabine pendue au-dessous, en forme d’œuf blanc couché, peint de mille fleurs gaies, que Filly nommait familièrement « Coco », mais un œuf énorme, plus grand que la maison de la Banque, et ses pales tournaient au-dessus de lui comme une grande roue jaune qui faisait gicler la neige en tourbillons. Il n’avait pas une fleur, il sortait du Nuage comme un œuf pondu de travers par un énorme derrière de poule grise pas très propre. Filly savait ce que c’était une poule, elle en avait vu quand miss Thomson les avait emmenées voir l’usine à poules. C’était une bête un peu idiote, avec des plumes, enfermée dans une petite cage, il y en avait des milliers et des milliers, chacune coincée dans sa cage, le derrière juste au-dessus d’un entonnoir. Et elle pondait un œuf qui avait la forme d’un œuf et qui tombait dans l’entonnoir. Et quand il en sortait, au-dessous, il était carré. C’était pour que ce soit plus facile à emballer, avait dit miss Thomson.
Le gros œuf couché sorti des nuages se posa avec douceur sur le cercle d’atterrissage, une porte s’ouvrit dans sa coquille, et Rory se montra en haut de l’escalier qui se déroulait. [...]
Extrait

Lire aussi  sur Les Œufs de Barjavel :  


7.8.15

Les Œufs de Barjavel :
La Nuit des Temps

Ed. Presse Pocket junior, 1999
(Ed. Presses de la Cité, 1968)


En Terre Adélie, dans l’Antarctique, une mission scientifique française capte une improbable émission qui émane du fond des glaces, par un émetteur qui y a été placé il y a 900 000 ans. Des fouilles frénétiques et passionnées sont entreprises par des nations qui fraternisent dans l’adversité des conditions polaires.

Unissant toutes leurs sciences et leurs savoir-faire, les hommes creusent nuit et jour. C’est ainsi qu’ils découvrent une Sphère en or, composée d’un Œuf d’où provient le signal. Au cœur de l’œuf reposent deux individus nus dans de l’hélium solide, un homme et une femme, masqués. Les scientifiques décident de réanimer la femme en premier. Cette opération se déroule avec succès et leur permet d’apprendre qu’elle se nomme Eléa. Le Docteur Simon en en tombe éperdument amoureux...
Sources : 1, 2

Lire aussi  sur Les Œufs de Barjavel :  
Ravage, Le Voyageur Imprudent, Colomb de la LuneUne Rose au Paradis, La Tempête

31.7.15

Les Œufs de Barjavel :
Colomb de la Lune










Colomb de la Lune
René Barjavel
Ed. Gallimard Folio, 1977
(Ed. Denoël, 1962)










Le héros de ce roman s'appelle Colomb : tout un symbole. Il sera le premier homme à se poser sur la Lune. Reste à en revenir. A la condition que, là-haut, rien ne vous retienne....
Et, surtout il y a l'aventure terrestre de sa femme. Une aventure sans doute plus dangereuse que la conquête des étoiles. Cela se nomme l'amour...
Source

[...] Colomb s’était réveillé. Il dit à Rameau qu’il allait bien. Dans son œuf, Colomb était dans un cocon de mousse pour le protéger des météorites qui auraient perforé la coquille de l’œuf de parvenir jusqu’au scaphandre. L’œuf, sans qu’il soit touché à rien, allait devenir l’habitacle de la fusée. Quand la fusée se poserait sur la lune, Colomb n’aurait pas besoin d’en sortir. Des pieds et des mains mécaniques pousseraient à l’engin, et la télé serait ses yeux. Colomb serait son cerveau. Colomb était bien dans son sommeil et voulait y retourner. [...]
Extrait

L.P. « Votre héros ressemble à s'y méprendre à un Pierrot lunaire, remis au goût du jour. Qu'est ce qui vous fascine dans ce personnage de pantomime ? »
R.B. « Colomb, comme son frère Pierrot, est en marge des réalités quotidiennes. Il ne peut pas s'y intégrer. S'il s'en approche il est blessé. Il doit se mettre à l'abri dans l'œuf du rêve, comme Pierrot se peint en blanc pour devenir irréel et se confondre avec la lumière. Pierrot, Colomb, je les aime parce qu'ils sont mes demi-frères, ils sont la part de moi-même qui est bousculée et blessée par la réalité quotidienne. C'est un peu moi que j'ai enfermé dans l'œuf en voyage vers la lune. Cet œuf, c'est également, bien sûr, le souvenir mélancolique de l'enfance, la nostalgie de la pré-naissance, du monde tiède, à l'abri, merveilleux, du ventre maternel dont nous avons brisé la coquille pour venir au monde... »
Interview de Barjavel réalisée par Laurence Paton

Lire aussi  sur Les Œufs de Barjavel :  

24.7.15

Les Œufs de Barjavel :
Le Voyageur Imprudent

Le voyageur imprudent
René Barjavel
(Ed. Denoël, 1944)
Ed. Gallimard Folio, 1996

Pierre Saint-Menoux, mathématicien mobilisé dans la « drôle de guerre », est invité par un mystérieux infirme, Noël Essaillon, à prendre part à ses travaux secrets. Le savant qui a découvert comment voyager dans le temps par l'intermédiaire de pilules et d'un scaphandre spécial, veut étudier la destinée de l'humanité par une série d'explorations de plus en plus avancées dans le futur. Au plus loin de ses voyages, Saint-Menoux se rend en l'an 100 000 et rapporte ses observations d'un monde totalement transfiguré, où la notion d'individu est balayée au profit d'une société où chaque être œuvre pour le bien collectif. Annette, la fille d'Essaillon, seconde les travaux des deux hommes.

[...] Pierre s’étonna d’arriver, en l’an 2052, au pied du Sacré-Cœur. Il se trouvait au bas des escaliers. Devant lui, les dômes qu’il connaissait bien dressaient leurs silhouettes inchangées. Leur couleur s’était assombrie. La pierre blanche avait pris la teinte sale qui maquille tous les monuments de Paris. Saint-Menoux se retourna pour jeter un coup d’œil sur la grand-ville. Paris avait disparu. 
À sa place, le jeune homme, stupéfait, vit un champ de ciment plat. Çà et là s’élevaient quelques bâtiments de peu d’importance et une grande quantité d’objets de forme ovoïde, de la taille d’une maison de deux étages, bâtis en une matière transparente, colorée. Autour de chacun de ces œufs démesurés s’enroulaient les spires d’une sorte de vis gigantesque. Quelques-uns se tenaient debout, comme l’œuf de Christophe Colomb, mais la plupart étaient renversés, et beaucoup d’entre eux brisés. Ce qui sembla le plus étrange à Saint-Menoux fut le manque d’animation du paysage. Il n’aperçut pas un être vivant.
Le doigt sur le bouton du vibreur, prêt à disparaître, il s’avança vers le plus proche de ces objets. Un vent violent, extrêmement chaud, s’opposait à sa progression. Il dut se courber pour marcher. Il commençait à transpirer. Le soleil dégageait une chaleur de tropique. Saint-Menoux arriva près de l’œuf gigantesque. Il était couché sur le côté, et fendu. Il semblait avoir chu du haut des airs. Une intuition illumina la pensée du jeune professeur. Il se trouvait sur un aérodrome, et ces ovoïdes entourés d’une hélice, c’étaient les avions nouveaux. Mais quelle catastrophe avait pu provoquer la chute de tous ceux dont il apercevait les débris ? [...]
Extrait

Lire aussi  sur Les Œufs de Barjavel :  

 

17.7.15

Les Œufs de Barjavel :
Ravage

Ravage
René Barjavel
Ed. Gallimard Folio, 1995
(Ed. Denoël, 1943)

Dans une société mécanisée à l'extrême où les hommes ne font plus rien qui ne puisse être fait pour eux par une machine, l'électricité vient à disparaître subitement. Tout est paralysé : les lumières s'éteignent, les voitures s'immobilisent, les pompes qui distribuent l'eau assèchent les robinets, la radio n'informe plus, les secours se déplacent à chevaux mais déjà des meutes de citoyens affamés commencent à attaquer les animaux au couteau. C'est la loi de la jungle qui s'empare de la cité. François Deschamps, jeune étudiant chimiste d'origine familiale agricole, décide de quitter la ville qui sombre dans la violence et le crime. Il court d'abord à la rescousse de Blanche Rouget, son amie d'enfance qui s'est fiancée au richissime et tout puissant Jérôme Seita. Celui-ci, sans ses subordonnés, ne peut même pas sortir de chez lui sans se mettre en danger de mort...

« L’humanité ne cultivait presque plus rien en terre. Légumes, céréales, fleurs, tout cela poussait à l’usine, dans des bacs.
[...]
François, son bifteck achevé, se fit servir une omelette et un entremets au lait. Il ne serait pas venu à l’idée des Européens du XXème siècle de manger des fœtus de mouton ou de veaux mort-nés. Ils dévoraient pourtant des œufs de poules. Une partie de leur nourriture dépendait du derrière de ces volatiles. Un procédé analogue à celui de la fabrication des viandes libéra l’humanité de cette sujétion. Des usines livrèrent le jaune et le blanc d’œuf, séparés, en flacons. On ne commandait plus une omelette de six œufs, mais d’un demi-litre. »
Extrait

Lire aussi  sur Les Œufs de Barjavel :  


22.6.15

An Egg on My Face ?

Is there an egg on my face ?
The Office Idiot Collection of humorous anecdotes
By Joe Hill

Copyright © 2013 Origin Book


Diary of An Office Idiot is an irreverent and entertaining office humor series with a bunch of seriously off-the-wall characters and side-splitting funny situations in the workplace. This laugh-out-loud series is guaranteed to put a smile on your face. Put your feet up, pour yourself a stiff drink (or cup of tea), and treat yourself to a damn good laugh !

Read also

29.5.15

East Egg vs West Egg


In The Great Gatsby, there are two cities, East Egg and West Egg, which are separated by the Valley of Ashes. East Egg represents the established aristocracy, West Egg the self-made rich.

Long Island : East Egg to Manhattan

[...] « One of the major topics explored in The Great Gatsby is the sociology of wealth, specifically, how the newly minted millionaires of the 1920s differ from and relate to the old aristocracy of the country’s richest families. In the novel, West Egg and its denizens represent the newly rich, while East Egg and its denizens, especially Daisy and Tom, represent the old aristocracy. Fitzgerald portrays the newly rich as being vulgar, gaudy, ostentatious, and lacking in social graces and taste. Gatsby, for example, lives in a monstrously ornate mansion, wears a pink suit, drives a Rolls-Royce, and does not pick up on subtle social signals, such as the insincerity of the Sloanes’ invitation to lunch. In contrast, the old aristocracy possesses grace, taste, subtlety, and elegance, epitomized by the Buchanans’ tasteful home and the flowing white dresses of Daisy and Jordan Baker. » [...]
More and analysis

The Great Gatsby
Novel written by F. Scott Fitzgerald, 1925
Adaptations in movie : 1926, 1949, 1974, 2013


30.4.15

Tom Sawyer's Egg Market


« AFTER dinner all the gang turned out to hunt for turtle eggs on the bar. They went about poking sticks into the sand, and when they found a soft place they went down on their knees and dug with their hands. Sometimes they would take fifty or sixty eggs out of one hole. They were perfectly round white things a trifle smaller than an English walnut. They had a famous fried-egg feast that night, and another on Friday morning. »
Mark Twain, 1876
Gutenberg EBook



21.4.15

Oiseau et Croco

Oiseau et Croco
Alexis Deacon (Trad. : Elizabeth Duval)
Ed. Kaléidoscope, Mars 2012

Deux œufs, qui se ressemblent, sont côte à côte : un oiseau et un crocodile naissent. Ensemble, ils cherchent à manger, ils se blottissent pour avoir moins froid, ils sont comme des frères. Le temps passe et les deux animaux grandissent : ils tentent de voler, de flotter, de grimper et découvrent la vie. Et, un jour, ils réalisent qu’ils se sont trompés : ils ne sont pas frères du tout ! Chacun rejoint alors les siens. Mais voilà que le crocodile se met à chanter le matin et l’oiseau veut manger du buffle ! Heureusement, on peut être frère autrement.

Cette histoire évoque plusieurs thématiques : la différence, les préjugés, l’amitié et la fraternité. Simple mais intensément touchant, le récit est plein de subtilités. L’humour est aussi présent à plusieurs reprises, notamment par l’incongruité de certaines situations (le crocodile qui tente de voler ou de s’ébrouer par exemple). Les illustrations participent aussi à faire naître les émotions grâce à une mise en page qui laisse voir le passage du temps et accentue les différences et les similitudes entre les deux frères. L’histoire de Oiseau et Croco devrait ainsi grandement toucher les jeunes lecteurs, tout en les incitant à réfléchir.
Source Ricochet-jeunes



28.1.15

Vieux OUF !

Quoi de n'œuf vieux OUF ?
Jean-Pierre Lenoir
Ed : Amalthée, 2014

Amis lecteurs ; pire que roulé dans la farine, je suis dans le pétrin !
Mais ne vous inquiétez pas, j’ai la tête enfarinée pour vous narrer de nouvelles histoires du plus grand cru.
Ne laissez pas les enfants feuilleter cet ouvrage sinon c’est vous qui serez cuit !
L’ours ? Il n’est pas méchant : impressionnant.
Il est évident que je demeure toujours à Saint Valery sur Somme, pour le reste de l’éternité. C’est là où je veux être enterré (mais pas brûlé comme Jeanne d’Arc). Etant un sacré Asticot, je pourrai faire la vie avec eux sous terre...
Comprenez ce que vous voulez, c’est vous qui me voyez.
Allez, du sérieux, à bientôt un petit « Tome » pousse l’autre pas trop fort tout de même...