10.5.09

“L’oeuf” or “love”


The scoring system in tennis is identical to the system used in real tennis a few centuries earlier. In France, the expression “l’œuf” (the egg) was used in real tennis instead of zero (the zero resembles an egg).
The English-speaking countries took up this word phonetically. Today, if you are at Wimbledon, you can hear the umpire say “love/fifteen” and not “zero/fifteen”.
Love, from the French “l’œuf”. (More)


5.5.09

Ovos fashion

As propostas nasceram nas cozinhas de luxo de Barcelona, onde a tradição dos ovos de Páscoa existe desde 1877.
Entre as criações mais badaladas estão a do chef Oriol Balaguer, eleito em 2001 o melhor doceiro do mundo e também chamado de "arquiteto do chocolate".
"É uma honra! Sou formado em Belas Artes e leio muito sobre arquitetura. Isso, evidentemente, se reflete em meu trabalho na cozinha. É uma questão de conceito e filosofia", disse o chef à BBC Brasil.
Dono da maior escola de doceiros da Espanha com representações em 12 países, Balaguer trabalha apenas com doces que têm o chocolate como base. Para ele, os ovos de Páscoa são "jóias gastronômicas".
"Acho que é um presente simbólico e emotivo, que pode perfeitamente unir imaginação, originalidade e arte", afirmou. (BBC - Brasil)


Le Petit Bruit de l'Œuf Dur Cassé...

Il est terrible
Le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain
Il est terrible ce bruit
Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim

Elle est terrible aussi la tête de l'homme
La tête de l'homme qui a faim
Quand il se regarde à six heures du matin
Dans la glace du grand magasin
Une tête couleur de poussière
Ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
Dans la vitrine de chez Potin (1)
Il s'en fout de sa tête l'homme
Il n'y pense pas
Il songe
Il imagine une autre tête
Une tête de veau par exemple
Avec une sauce de vinaigre
Ou une tête de n'importe quoi qui se mange
Et il remue doucement la mâchoire
Doucement
Et il grince des dents doucement
Car le monde se paye sa tête
Et il ne peut rien contre ce monde
Et il compte sur ses doigts un deux trois
Un deux trois
Cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
Et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
Ça dure
Trois jours
Trois nuits
Sans manger
Et derrière ces vitres
Ces pâtés ces bouteilles ces conserves
Poissons morts protégés par les boîtes
Boîtes protégées par les vitres
Vitres protégées par les flics
Flics protégés par la crainte
Que de barricades pour six malheureuses sardines…
Un peu plus loin le bistro
Café-crème et croissants chauds
L'homme titube
Et dans l'intérieur de sa tête un brouillard de mots
Un brouillard de mots
Sardines à manger
Œuf dur café-crème
Café arrosé rhum.
Café-crème
Café-crème
Café-crime arrosé sang !…
Un homme très estimé dans son quartier
A été égorgé en plein jour l'assassin le vagabond lui a volé
Deux francs
Soit un café arrosé
Zéro franc soixante-dix deux tartines beurrées
Et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.
Il est terrible
Le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain
Il est terrible ce bruit
Quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim.

Jacques PRÉVERT, Paroles, 1945 (version audio)


(1) Potin : nom d'une chaîne de magasins d'alimentation.


Un magnifique poème, un peu noir, mais tellement d'actualité...


1.5.09

La parabola de zanahorias, huevo y café


Una hija se quejaba con su padre acerca de la vida. No sabía cómo seguir adelante y, cansada de luchar, estaba a punto de darse por vencida. Parecía que cuando solucionaba un problema, aparecía otro.
El padre, un reconocido chef, la llevó a la cocina. Llenó tres ollas con agua y, las puso sobre fuego fuerte. Cuando el líquido estaba hirviendo, echó zanahorias en la primera olla, un par de huevos en la segunda, y, algunos granos de café en la tercera.
La hija esperó Con impaciencia preguntándose qué estaría haciendo su padre. A los veinte minutos él apagó el fuego, puso las zanahorias en un recipiente y los huevos en otro, coló el café y lo sirvió en una jarra. Mirando a su hija, le preguntó:
-Querida, ¿qué ves?
-Zanahorias, huevos y café -fue la respuesta.
Le pidió que tocara las zanahorias: estaban blandas. Luego le dije que rompiera un huevo:zana estaba duro. Por último, le pidió que probara el café. Ella sonrió, mientras disfrutaba el rico aroma de la bebida. Humildemente la joven preguntó:
-¿Qué significa esto, papá?
-Estos tres elementos -explicó él- se han enfrentado a la misma adversidad, el agua hirviendo, y cada uno ha reaccionado en forma diferente. La zanahoria, fuerte y dura, se tornó débil fácil de deshacer. El huevo era frágil; la cáscara fina protegía su interior líquido, que después de estar en el agua hirviendo se endureció. Los granos de café transformaron al agua, convirtiéndola en la rica bebida que te reconforta y calienta. ¿Qué eres tú? -le preguntó el cocinero a su hija-. Cuando la adversidad llama a tu puerta, ¿eres zanahoria, huevo o grano de café?

¿Y usted, amigo lector? ¿Es como una zanahoria, que parece fuerte pero se vuelve débil cuando la adversidad la toca? ¿Es como un huevo, cuyo corazón maleable se endurece ante las penas? ¿O como un grano de café, que cambia al agua hirviente, al elemento que le causa dolor? El que es como un grano de café, reacciona mejor cuando las cosas se ponen peor.

La culpa es de la vaca, Jaime Lopera Gutierrez